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Jeudi 28 mars à l'usine hydroélectrique de Kembs,
Claude Kieffer, Président du CSA et Patrick Sambarino, Directeur
du Groupe d'Exploitation Hydraulique Rhin d'EDF, ont signé
la charte concrétisant leur partenariat. Cette charte permet
d'exprimer une vision partagée d'objectifs de gestion environnementale
des terrains d'EDF sur l'île du Rhin. Chacun des partenaires
y affirme sa volonté de travailler en commun et d'apporter
sa contribution à la protection des habitats, notamment dans
le cadre de Natura 2000.
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le dossier de presse (PDF - 650 ko)
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C'est une bande de terre aux beautés sauvages. Un havre
de nature intacte entre Kembs et Vogelgrun. Une petite planète
qui court entre le vieux Rhin et le canal d'Alsace, qui se prolonge
par quelques confettis à hauteur de Marckolsheim, de Rhinau
ou de Gerstheim. Elle abrite la nidification du milan noir en ce
beau début de printemps, l'éclosion de l'orchis à
deux feuilles ou la retraite amphibienne du rare sonneur à
ventre jaune ou du triton crêté ?
Ce sont les îles du Rhin. 3600 hectares dont est propriétaire
Electricité de France, gestionnaire des aménagements
hydro-électriques du fleuve entre Kembs et Strasbourg, et
qui font l'objet, depuis hier, d'une charte de partenariat entre
EdF et le Conservatoire des sites alsaciens, signée à
la centrale hydroélectrique de Kembs, sur fond de développement
durable.
Des hommes au service de la nature
Le document paraphé par Claude Kieffer, président
du CSA, et Patrick Sambarino, directeur du Groupe d'exploitation
hydraulique Rhin d'Edf, porte garantie de la volonté des
deux partenaires
d'« apporter leur contribution à la protection des
habitats » qui constituent une des richesses du lieu, livré
aux insulaires ailés comme aux visiteurs d'occasion, familles
en promenade, amoureux en balade, promeneurs du silence, ornithologues
du dimanche ou par passion. L'origine du partenariat entre le CSA,
créé en 1976, et EdF remonte à la fin des années
1980. À l'époque, le propriétaire et le gestionnaire
de milieux naturels avaient imaginé d'élaborer des
conventions ponctuelles, dont la première avait porté
sur la protection des pelouses sèches à Kembs sur
la principale des îles du Rhin. « La bande la plus intéressante,
sur laquelle nous donnerons le meilleur de notre énergie
», souligne Denis Ackermann, administrateur du CSA chargé
de la gestion des sites, maintenant que le partenariat a pris la
dimension d'un engagement auquel Edf comme le conservatoire veulent
donner « une nouvelle envergure ». Claude Kieffer y
voit aussi une « façon forte » pour Electricité
de France de s'engager en faveur de Natura 2000,
« avec 3600 hectares dans la corbeille de mariée ».
Enfin, juste retour des choses : le programme Life Bande rhénane,
récemment adopté entre l'Union européenne,
la France, la Région Alsace et
les deux conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin,
avait assez injustement oublié toute cette zone, pour concentrer
les projets au nord de l'Alsace. La charte EdF-CSA permet de rétablir
en partie l'équilibre. Le reste sera affaire de volonté.
« La charte est une déclaration d'intention. Il faut
maintenant lui donner un contenu », estime Claude Kieffer.
Pour Denis Ackermann, c'est « le travail (qui) démarre
: inventorier les espèces et leurs habitats, définir
les priorités de gestion et de restauration, développer
le patrimoine biologique. De quoi faire pour quelques années
déjà ».
Désormais une convention de partenariat lie le propriétaire
des îles du Rhin, EdF, et le CSA, déjà gestionnaire
de 5500 hectares de sites remarquables en Alsace.
Lucien Naegelen
article de l'Alsace du 29 mars 2002
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Dans le cadre des entretiens triennaux, des indisponibilités
de sas
des écluses EDF du Rhin ont été planifiées
de mars à mai 2002.
Entretien électromécanique, génie civil et
réparations daccidents
de navigation sont les principales activités de ces arrêts
de sas.
De Kembs à Strasbourg, ces chantiers simultanés sont
planifiés
de manière à limiter le temps dindisponibilité
globale des écluses,
pour assurer à la navigation un service optimal. Chaque écluse
disposant de deux sas, lun deux reste opérationnel
pendant toute
la durée des travaux. Les travaux débutent lundi 11
mars aux
écluses de Kembs, Ottmarsheim, Fessenheim, Vogelgrün,
Marckolsheim, Rhinau et Gerstheim.
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complément d'informations sur les écluses
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Du 25 février au 1er mars, une broyeuse était installée
aux abords
de lécluse de Marckolsheim. Cette imposante machine,
mise en
place par lentreprise ABC Recyclage, avait pour mission de
broyer
- en vue dêtre recyclés - , les déchets
flottants issus du dégrillage
des usines hydroélectriques de Marckolsheim et Rhinau.
Dans une année normale, EDF récupère 500 à
600 m3 de bois
flottant à lentrée des grilles de ces deux usines.
Lors de la crue
de 1999, crue exceptionnelle puisque le Rhin a atteint le débit
de 4 500 m3 par seconde (en moyenne, le débit est de 1 400 m3/s),
ce sont quelques 1600 m3 de bois qui ont été amassés
en
3 semaines. Les déchets traités ces dernières
semaines
correspondent donc à 3 années de « récolte
», soit environ
1600 m3. EDF fait intervenir une entreprise spécialisée
dans
le broyage : les déchets sont soigneusement triés,
bois dun côté,
plastiques et pneumatiques de lautre. Les déchets broyés
sont
ensuite recyclés, notamment par lintermédiaire
dun pépiniériste
de la région utilisant les copeaux comme combustible pour
le chauffage de ses serres. Cette opération coûte à
EDF 40 000 €
pour le seul traitement des déchets de dégrillage
des usines
de Marckolsheim et Rhinau mais elle est en parfaite adéquation
avec les objectifs de lentreprise en matière de développement
durable.
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complément d'information sur le traitement des déchets
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