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La faune et la flore rhénanes, longtemps perturbées par l’industrialisation et l’urbanisation, bénéficient aujourd’hui d’espaces protégés. Cette nature rhénane affiche un paradoxe exceptionnel : des caractéristiques quasi-tropicales dans une région tempérée d’Europe de l’Ouest, avec une végétation exubérante (52 espèces d’arbres identifiées et 3 espèces de lianes) qui monte parfois jusqu’à 30 mètres de hauteur.
 

Autrefois les méandres du fleuve dessinaient leurs courbes au milieu de la forêt, créant au gré des crues des centaines d’îlots, système favorisant une faune et une flore de type aquatique. La correction de Tulla au XIXème siècle a complétement perturbé ce fonctionnement Lors de l’aménagement hydroélectrique initié par René Koechlin en 1925, la dérivation de l’eau par les barrages a délimité des bandes de terre entre Rhin et canal, appelées communément les îles du Rhin. Une grande île s’étend de Kembs à Vogelgrun, puis chaque feston a son île. Le Rhin est encore le deuxième site de France pour l’hivernage des oiseaux, en partie grâce aux réserves de chasse et de faune sauvage des îles du Rhin et aux plans d’eau protégés qui accueillent nombre de migrateurs. Résultat : un mélange unique de rainettes, castors, cormorans, chipeaux et siffleurs, hérons,...